Gérez et valorisez vos fonds documentaires (Records Management)
Gouvernance des données et traitement du vrac numérique : le vrai point de départ de toute transformation digitale
Mise en place d’une GED ou d’un système d’archivage électronique, outil avec IA générative intégrée, automatisation des processus métier et flux de données… Les projets de digitalisation n’ont jamais été aussi ambitieux.
Les outils sont déployés, les workflows modernisés, les plateformes interconnectées… et pourtant, les bénéfices attendus ne se matérialisent pas toujours aussi vite qu’espéré.
Trop d’entreprises attaquent la transformation numérique par la technologie, sans traiter ce qui conditionne sa réussite : la gouvernance des données et la maîtrise du patrimoine documentaire.
C’est l’angle mort pointé par nos experts documentaires : la donnée est partout, mais rarement pilotée.
Le mythe du “tout technologique” : plus d’outils, moins de maîtrise
La dynamique est saine et nécessaire : pour gagner en agilité, les organisations investissent dans des solutions numériques de plus en plus performantes. L’enjeu n’est donc pas d’avoir trop d’outils, mais de les faire converger.
Sans alignement documentaire, cette superposition peut générer des effets contre-productifs :
- Les versions se multiplient,
- Les métadonnées divergent,
- Les référentiels s’effacent,
- Et la traçabilité se dilue.
Autrement dit, la technologie ne corrige pas le désordre documentaire : elle le masque.
Vrac numérique : le grain de sable qui ralentit la digitalisation
Le vrac numérique, c’est cette masse documentaire qui s’accumule sans règle claire : fichiers non nommés, boîtes mails saturées, dossiers partagés sans logique, archives dormantes, contenus RH/finance/clients mélangés, etc.
Ce vrac crée trois types de risques majeurs :
1. Risque opérationnel
Chercher au lieu d’agir, reconstituer au lieu d’exploiter. Une information perdue, c’est un processus ralenti.
2. Risque juridique et conformité
Des durées de conservation non respectées, des données personnelles mal maîtrisées, une incapacité à prouver l’intégrité d’un document.
3. Risque stratégique
Décider sur la base de données ambiguës ou incomplètes. Et dans un monde data-driven, c’est un luxe qu’on ne peut plus se permettre.
4. Risque économique
Un vrac documentaire mal maîtrisé entraîne une inflation silencieuse des coûts : stockage saturé, doublons conservés, données sans valeur métier maintenues inutilement. À terme, ce sont des infrastructures et des licences dimensionnées pour stocker du bruit plutôt que de l’information utile.
Tant que ce vrac n’est pas traité, toute transformation digitale ressemble à une rénovation sans fondations : on peut repeindre, moderniser, automatiser… mais l’édifice reste fragile.
Gouvernance documentaire : la condition de la performance data et IA
La gouvernance des données n’est pas qu’un sujet IT. C’est un sujet d’entreprise.
Elle consiste à définir comment l’information est produite, qualifiée, classée, conservée, partagée et détruite, avec des rôles clairs et des règles durables.
Concrètement, une gouvernance documentaire solide permet de :
- Assurer la fiabilité et la qualité des données,
- Sécuriser les accès et les usages,
- Faciliter la recherche et la réutilisation,
- Cadrer l’IA sur des bases vérifiées,
- Créer un patrimoine documentaire exploitable dans le temps
La méthode Xelians : traiter la donnée avant de déployer les outils
Chez Xelians, nous accompagnons les organisations dans une digitalisation maîtrisée et pérenne. Celle-ci repose sur des fondations essentielles : une gouvernance documentaire claire, une expertise archivistique éprouvée et un accompagnement des équipes tout au long de l’évolution des usages.
Notre démarche de conseil et d’accompagnement documentaire repose sur 4 leviers complémentaires :
1) Diagnostiquer et cartographier
Nous analysons les pratiques, repérons les zones de dispersion, identifions les gisements documentaires et les flux critiques. Objectif : savoir ce qui existe, où, pourquoi, et avec quel niveau de qualité.
2) Définir une gouvernance claire
Politiques de classement, plan d’archivage, référentiels de métadonnées, règles de conservation, responsabilités internes. La gouvernance devient un cadre partagé, pas un document théorique.
3) Déployer des outils au service de la donnée
GED, archivage électronique, solutions souveraines et interopérables : nous sélectionnons et configurons les outils en fonction de la gouvernance, et non l’inverse.
4) Accompagner les équipes
Sans adoption, pas de transformation. Formation, sensibilisation, conduite du changement : l’humain est la garantie de la durabilité.
Reprendre le contrôle dans la durée pour sécuriser la performance digitale
La réussite d’un projet de transformation numérique ne se mesure pas uniquement à son déploiement. Elle se joue dans le temps, dans la capacité de l’organisation à maintenir un haut niveau de maîtrise documentaire une fois les outils en production.
L’enjeu post-déploiement est donc essentiel : préserver la qualité, la cohérence et la valeur de l’information dans la durée, afin de garantir :
- Une recherche documentaire rapide et fiable,
- Une exploitation efficace des données et de l’IA,
- Une réduction des points de blocage opérationnels,
- Et une meilleure capacité à décider, plus vite et avec confiance.
C’est à ce niveau que la gouvernance documentaire prend tout son sens : non comme une contrainte, mais comme un levier d’efficacité, de fluidité et de performance durable. En encadrant les usages, en accompagnant les équipes et en pilotant le cycle de vie des documents, elle permet à la digitalisation de tenir ses promesses sur le long terme.
En définitive, une transformation numérique réussie est celle qui s’appuie sur des outils performants et sur une gestion maîtrisée du vrac documentaire, avant comme après le déploiement.
C’est cette continuité qui fait la différence entre un projet techniquement abouti… et une organisation réellement plus agile.